1 – Les types de motorisation

La motorisation, c’est le type de moteur qui fait fonctionner les machines. On en distingue essentiellement deux types :

  • Le moteur à quatre temps
  • Le moteur à deux temps

Du type de motorisation dépendent le fonctionnement et l’entretien des machines. Nous verrons que la procédure de démarrage et l’entretien courant des engins thermiques (à moteur) sont différents selon qu’il s’agisse d’un moteur deux temps ou quatre temps. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Pour qu’un moteur démarre et fonctionne, il lui faut trois éléments : l’air (comburant), l’essence (le combustible) et l’huile (le lubrifiant). Si l’apport d’air se gère par le starter (nous verrons ce point  ici), celui de l’essence et de l’huile varie en fonction du type de motorisation.

  • Le moteur à quatre temps

Dans ce type de moteur, l’huile et l’essence sont séparées. Elles sont donc mises dans un réservoir différent : l’essence est stockée dans le réservoir à carburant, l’huile l’est dans le carter. L’essence et l’huile ne sont donc pas en contact. Pour les mécaniciens en herbe, le piston fait faire deux tours au vilebrequin pour accomplir un cycle complet d’énergie.

Dans notre secteur d’activités on compte parmi les machines fréquemment utilisées disposant couramment d’un moteur à quatre temps : la tondeuse, la tondeuse auto-portée.

  • Le moteur à deux temps

Dans ce type de moteur, l’huile et l’essence sont mélangées. On ravitaille la machine en carburant en utilisant du mélange. Comme le moteur à deux temps ne possède pas de carter (réservoir d’huile), la lubrification des organes internes est assurée par la présence d’huile dans le carburant. Le piston fait faire un seul tour au vilebrequin pour accomplir un cycle d’énergie complet. Le moteur deux temps est plus fragile et s’use plus rapidement. Il est également plus polluant. Quel avantage propose t-il dans ce cas ? Il est plus léger, et son rapport poids/ puissance reste intéressant pour tout matériel portatif motorisé.

Comment doser ce fameux mélange ? Il faut savoir que pour faire du mélange, le volume d’huile nécessaire correspond à un pourcentage allant de 2 à 4% du volume d’essence. L’huile à utiliser est une huile spéciale pour moteur deux temps (huile 2T). Elle peut être conditionnée en dosette de 100 ml, qui correspond au volume nécessaire pour 5 litres d’essence (dosage à 2%). Le mélange doit se faire dans un bidon, et non directement dans le réservoir. Evidemment, le bidon doit être obligatoirement vide avant de procéder à l’opération ! Une petite astuce pour optimiser le mélange des deux liquides consiste à verser un peu d’essence au fond du bidon avant d’introduire l’huile. Une fois la fiole d’huile versée, on remplit ensuite avec l’essence. Si le mélange est mal dosé, cela peut engendrer de graves conséquences pour la machine :

  • S’il n’y a pas assez d’huile : l’usure devient importante et la surchauffe du moteur peuvent entraîner un serrage définitif du moteur.
  • S’il y a trop d’huile : il y a un surplus de fumée, un encrassement du moteur entrainant une perte de régime.

Dans notre secteur d’activités on compte parmi les machines fréquemment utilisées disposant couramment d’un moteur à deux temps : Le souffleur, la débroussailleuse, le taille-haies, l’élagueuse et la tronçonneuse.

En résumé : Dans le moteur quatre temps, l’essence et l’huile sont séparées. Dans le moteur deux temps, elles sont mélangées. 😉

 

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